Steven Defour espère que sa nouvelle godasse lui permettra de donner des ailes au Standard dans la perspective du titre.
"Je m'étais préparé à toutes les hypothèses. A la victoire, mais aussi à la défaite. Ce show télévisé n'en finissait plus", admit-il en effet, "et je n'en pouvais vraiment plus d'attendre ce résultat précieusement gardé secret", a réagi Defour après sa nomination.
"Il faut dire que je me sentais nerveux depuis que je me suis levé ce matin. Enfin tout est bien qui finit bien.", a poursuivi le lauréat.
Defour espère surtout que cette récompense lavera la 'mauvaise image' qu'il traîne dans son sillage depuis son départ de Genk, et qu'elle permettra au Standard de relancer le Standard pour le titre. "On ne me présentera sans doute plus jamais comme un sale gamin, à cause de cette histoire avec Genk qui est maintenant définitivement enterrée. Du moins je le souhaite. "
Defour: 'On ne me présentera sans doute plus jamais comme un sale gamin.'
Revers de la médaille: " Ma valeur marchande va certes augmenter, mais rien ne dit que je ne serais finalement pas très heureux de rester encore un an dans un club aussi formidable, et promis à un aussi bel avenir que le Standard."
"on me dit aussi que la pression qui pèse sur mes jeunes épaules de capitaine va encore augmenter. Je réponds tant mieux, j'adore cela. C'est dans ces conditions que je livre mes meilleures prestations."
"Je suis très content. Wilfried (Van Moer) aussi. Je ne l'égalerai pourtant qu'en remportant deux autres Souliers d'or. Mais je ne pense pas qu'on puisse réellement comparer des joueurs à quarante ans d'intervalle. Je suis Steven, pas Wilfried II...", a conclu Defour.